Très chers catéchumènes, chers frères et soeurs, avez-vous soif de Dieu? 

Désirez-vous le connaitre ? Brûlez-vous du désir de vous approcher de Lui ?

Ce que la Samaritaine a vécu lors de sa rencontre avec le Christ, il y a 2.000 ans, 

nous le revivons aujourd’hui chacun à notre manière. 

Je vous invite à revivre les étapes de cet évangile : 

  • Jésus parle en premier : Donne-moi à boire !  

Tout part du désir premier de Dieu, de Jésus. Laissons-nous interpeller par la soif de Jésus, par son désir brûlant de notre réponse d’amour !

Avec un tact et une délicatesse infinie, alors que tout les sépare, pour désarmer sa méfiance, Jésus demande à cette femme un service. Jésus nous fait signe aujourd’hui par les besoins de nos frères qui nous interpellent. Laissons-nous interpeller par les membres de l’Eglise et les événements à travers lesquels Jésus nous parle. Aucune de nos rencontres n’est dûe au hasard. 

Dieu nous conduit de façon discrète, mais très efficace, à travers tous les évènements, spécialement dans la liturgie.

Acceptons ce que Jésus veut nous faire vivre ensemble ce matin

  1. B)   Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif  !

La Samaritaine est enfin en position de demande : 

Nous devons avoir soif de l’eau que Dieu veut nous donner, avoir un réel désir des dons de Dieu, 

les réclamer avec insistance dans la prière, même si nous ne les comprenons pas encore bien. 

Jésus est venu susciter en retour notre soif de ce dont il veut nous combler.

  1. C)   Va chercher ton mari !

Par cette demande, Jésus révèle à la samaritaine son péché, mais sans l’humilier, sans la rabaisser, sans l’enfoncer. Jésus l’amène à prendre conscience de sa misère avec beaucoup de tact. 

Pas un mot sévère, pas un reproche, il la respecte profondément dans sa dignité, il la prend au sérieux. Et même, il  tourne cela sous forme de compliment : Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari….     Jésus l’aide à faire la lumière sur sa situation de péché afin de la rendre capable de recevoir la révélation qui va suivre, sur le fait qu’elle est en présence du Messie, du Fils de Dieu. La vérité divine est inaccessible à l’esprit de l’homme tant que sa volonté demeure captive du péché.

C’est tout le sens du scrutin que vivent nos frères et soeurs catéchumènes ce matin : 

ils viennent se mettre sous le regard d’amour du Seigneur, qui révèle par contraste leur péchés … pour mieux les en libérer.

Et nous aussi, vieux chrétiens parfois rassis et blasés, nous rejetons du fond de notre âme nos péchés, nous pratiquons une véritable conversion. 

Qui que nous soyons, catéchumènes, familles d’Au Coeur d’Abba, ou paroissiens, 

Laissons-nous réconcilier avec Dieu !   

2 modes de conversion selon notre état :

  – La confession pour les baptisés.

– Le scrutin que nos catéchumènes vont vivre juste après cette homélie. 

Ils vont laisser Dieu scruter leur coeur au plus profond, 

Ils vont voir chacun leur vie avec ses lumières et ses ombres, 

Ils vont reconnaitre leurs péchés en tenant la main de Dieu qui les rasssure, 

  parce que lui-même va les purifier avec leur participation.

Seuls les cœurs purs peuvent voir Dieu,  dit Jésus dans les Béatitudes. 

Au moment où nous accuserons nos fautes, nos yeux s’ouvriront à la lumière. 

L’intelligence du péché, ce sont les premières gouttes de l’eau vive du salut.

  1. D) Seigneur, je le vois, tu es un prophète.

La réaction de la Samaritaine est significative de ce qu’elle découvre en Jésus : un inconnu qui sait tout d’elle, mais qui ne la condamne pas, et qui la regarde avec respect et bienveillance radicale.  Elle ne saisit pas encore toute la gravité de son péché, mais elle est tout au bonheur de sentir tomber le poids qui l’opprimait. 

Elle se reconnaît coupable, la lumière pénètre dans son âme.

  1. E) D’où une question proprement religieuse : 

Comment faut-il adorer ?  – Le Père recherche des adorateurs en esprit et en vérité :  

Dieu nous révèle notre très haute vocation à la sainteté au moment même où nous percevons notre péché !   Il n’y a que Dieu pour se comporter ainsi !

Oui, chers catéchumènes, le baptême vous rendra capable de l’adoration véritable.

Vous êtes appelés à aimer Dieu et à échanger chaque jour avec Lui dans un coeur-à-coeur brûlant.

La réponse de Jésus révèle à chacun de nous sa vocation à la sainteté, 

c’est un appel valable pour les pécheurs les plus éloignés, 

c’est vrai de chacun de nous et de nos catéchumènes.

  1. F) Enfin la Samaritaine, après avoir monté toutes les marches de cet escalier de la foi que Jésus lui a fait gravir avec pédagogie, la samaritaine émet la réponse de foi dont Jésus avait si soif

Je sais qu’il vient le Messie, celui qu’on appelle Christ. 

Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses.

Elle est prête à recevoir la plénitude de la révélation : « Moi qui te parle, je le suis. »   

Par la foi, elle a découvert en plénitude le Messie, 

elle touche du doigt la présence de Dieu dans sa vie.

Nous aussi, comme la Samaritaine, 

après avoir progressivement ouvert les yeux de la foi, 

reconnaissons le Seigneur Jésus qui s’est donné du mal pour venir à notre rencontre, 

purifier notre coeur du péché et étancher notre soif de la vie et de l’amour de Dieu !

Amen