Admirons la considération et l’importance que le Seigneur accorde à chacun de nous !

Vous êtes le sel de la terre ; vous êtes la lumière du monde !

Jésus ne nous a pas dit : vous allez devenir… Il ne nous a pas dit : à la fin, après bien des efforts, vous deviendrez peut-être…  

Non ! Jésus parle au présent : Vous êtes le sel de la terre ; vous êtes la lumière du monde C’est une affirmation solennelle à prendre au sérieux.

Parce que nous avons donné notre foi au Christ, 

il nous a uni à lui au point de vivre en nous.

Il veut rayonner sa présence et son amour à travers nous.

Il nous demande d’être ses collaborateurs conscients, généreux et enthousiastes.

 

Devant tous les fléaux qui se multiplient, les hommes ont faim de vérité et soif de lumière. Jésus nous dit que nous sommes déjà le sel de la terre et la lumière du monde. Et il nous demande de l’être vraiment pour nos frères.

Comment être concrètement sel et lumière pour les autres ?

  En exerçant de tout notre coeur la vraie justice et la charité réelle.

Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra !  Si tu cries, il dira me voici !

 

La lutte pour la vraie justice et la charité réelle : les deux choses sont inséparables.

il s’agit de deux choses distinctes, mais la seconde suppose la première : 

on ne parle pas de charité tant que la justice n’est pas remplie.

La Justice : il s’agit éliminer l’injustice : 

Si tu fais disparaitre de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante …

La Charité : partage ton pain, accueille chez toi le pauvre sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement,…  si tu donnes à celui qui a faim, si tu combles les désirs du malheureux…, résumé dans  : Ne te dérobe pas à ton semblable.

 

Il y a un lien étroit entre la proximité intérieure à Dieu et la charité concrète envers le prochain.  

Notre participation, notre collaboration : la justice ! 

non pas au sens subjectif d’exiger son dû, de réclamer pour soi, pour son intérêt, 

mais au sens objectif de rendre à chacun ce qui lui est dû, de donner à chacun ce qu’il lui faut.  C’est d’abord un état d’esprit, une mentalité partagée avec Dieu : 

il s’agit d’avoir le même cœur, les mêmes sentiments que Dieu envers ceux que je rencontre. Ne te dérobe pas à ton semblable ! 

C’est la mentalité de Jésus qui nous dit ailleurs dans l’évangile :

Si quelqu’un t’emprunte ton manteau, donne-lui aussi ta chemise !

Si quelqu’un te demande de faire mille pas avec lui, fais-en deux mille !

 

A qui devons-nous la justice ?  A Dieu, et à nos frères !

1er volet de la justice : à Dieu d’abord ! 

La vertu de justice appliquée à Dieu s’appelle la vertu de religion. Pour rendre à Dieu tout l’amour auquel il a droit, nous pratiquons la prière, la louange et l’adoration. 

Adoration < ad os en latin : la bouche qui va à la bouche ! c’est comme un baiser d’amour !

 

Double importance de l’adoration :

– rendre à Dieu l’amour fou qu’il a pour nous,

– nous laisser remplir de cet amour pour le retransmettre à nos frères.

Ne jamais opposer dans l’Eglise ceux qui prient et ceux qui se retroussent les manches, 

  ceux qui adorent et ceux qui se mettent au service de leurs frères.

Au contraire, les deux vont toujours de pair : 

  • l’adoration bien vécue doit déboucher sur des œuvres bonnes, sur un engagement concret, familial, professionnel, social ou politique.
  • Et l’engagement jusqu’au bout ne peut pas tenir et perservérer efficacement s’il n’est pas enraciné dans l’adoration.

 

2ème volet de la justice : l’engagement au service des frères :  quels frères, et quel service ?     

Quels frères ? Ceux que Dieu me donne ici et maintenant !

Les médias captent notre attention et veulent nous imposer leur valeurs, leurs critères, leurs jugements sur ce qui est le plus important. En fait, ils nous distraient de ce qui est essentiel pour nous.  

Comme Jésus le reproche aux pharisiens,  nous filtrons le moucheron, mais nous avalons le chameau ! Nous perdons totalement de vue l’importance relative des choses à cause des prismes déformants des médias. Nous nous passionnons pour ce qui est loin 

au lieu de nous intéresser à ce que Dieu nous demande ici et maintenant.

 

Quel service ?  Nous sommes au service de tous les hommes et de tout l’homme, de tout dans l’homme, de tous leurs besoins et nécessités, dans tous les domaines.

Pas seulement les besoins matériels, mais aussi les besoins psychologiques et spirituels.

  * en positif : être attentif à leurs joies et à leurs peines, à leur soif d’idéal et à leurs grands désirs

   * en négatif : lutter contre les oppressions injustes :  

Lutter concrètement pour la libération de nos frères est une charité très concrète :

Lutter contre l’esclavage de la drogue ou de la pornographie, contre le racket, contre la corruption, contre toute forme de mensonge politique, contre la persécution médiatique…  

En RD Congo-Kinshasa, en 2023, le pape François a invité les jeunes à s’opposer à toute forme de corruption, et le stade de 65.000 places s’est enflammé d’enthousiasme.

 

Triple dimension de notre engagement au service de nos frères :   

l’information juste pour un discernement correct et une appréciation juste de ce que nous devons faire. Choisissons nos sources d’informations et ne nous laissons pas intoxiquer.

la formation pour être compétent et efficace au service de nos frères (c’est aussi un devoir de justice).

le don de soi, qui – il faut le savoir – restera le plus souvent ignoré, caché, non reconnu, même s’il sera ainsi le plus rayonnant et le plus efficace.

 

Conclusion : En voyant ce que vous faites de bien, les hommes rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.… 

ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera comme la lumière de midi…  

ex : mère Teresa : obscurité de la foi, mais rayonnement mondial de la lumière du Christ : Prix Nobel de la Paix.

Et nous, paroissiens de Ste Thérèse,  qu’allons-nous nous faire de beau à Laval pour que les hommes rendent gloire à Dieu ? 

Nous avons jusqu’à la fin de la messe pour répondre à cette question.