cherchons ensemble ce que veut nous dire le Seigneur à travers les textes de ce dimanche.
Il est question d’humilité et d’orgueil, mais aussi de gratuité, de générosité et de grandeur d’âme envers le prochain : les deux aspects sont liés !
L’humilité et l’orgueil : de quoi s’agit-il ? L’humilité, c’est reconnaitre ce que nous sommes en vérité devant Dieu, des créatures très aimées, pécheresses, mais rachetées !
Des créatures, c’est à dire que nous ne nous sommes pas faits nous-mêmes !
Nous nous recevons de Dieu.
Tout le bien qui est en nous vient de Dieu, et doit être rapporté à Dieu.
Rendre gloire à Dieu, c’est reconnaitre tous les dons qu’il nous a fait, en commençant par le fait d’exister.
Être humble, c’est rester constamment à l’écoute de Dieu, dans la recherche de sa volonté.
des créatures aimées, très aimées parce qu’aimées par Dieu lui-même : chacun de nous ici présent, comme chacun de ceux qui vivent autour de nous a une valeur unique, un prix infini aux yeux de Dieu.
Certains disent avec un peu d’humour que Dieu ne sait compter que jusqu’à un !
Nous sommes pécheurs, nous commettons souvent le mal, et cela sans aucune faute de la part de Dieu,
mais malgré cela, Dieu nous aime tellement qu’il nous a sauvés,
qu’il nous a rachetés en nous donnant son Fils unique,
afin de nous rétablir dans la vie et l’amour de la famille trinitaire.
Par exemple, pourquoi si peu de chrétiens se confessent-ils ?
Parce que nous ne surmontons pas nos peurs psychologiques, en partie par manque d’humilité.
Devant Dieu, dans le secret de notre conscience, nous ne craignons pas de nous reconnaitre pécheur.
Mais dénoncer notre péché devant un prêtre reste un blocage pour beaucoup.
Comment surmonter ce blocage ? Grâce à l’Esprit saint que nous invoquons au préalable, nous voyons dans la foi la présence de Jésus dans le prêtre.
C’est Jésus qui nous accueille, qui nous écoute et nous pardonne, et non pas tel ou tel homme.
Contrairement à ce que beaucoup pensent, le prêtre peut aider à dire simplement certaines choses qui nous font honte.
Et le résultat est toujours pacifiant et source de joie. Une rencontre avec Jésus n’est jamais banale.
L’orgueil, c’est de rejeter ce que nous sommes, de ne pas vouloir être ce que Dieu a fait de nous,
c’est de vouloir tirer notre bonté de nous-mêmes et de nos efforts, sans nous recevoir de Dieu.
L’humilité nous donne la joie et la reconnaissance envers Dieu pour ce que nous sommes, pour ce qu’il nous a donné de vivre, pour la grandeur de notre très haute vocation.
L’humilité nous donne la paix et la joie : sans nous inquiéter outre mesure de nos faiblesses et de nos péchés, nous nous appuyons sans cesse sur l’amour et la miséricorde du Seigneur pour nous relever et persévérer dans l’amour.
L’orgueil, au contraire, nous plonge dans une perpétuelle insatisfaction, qui nous amène constamment à nous comparer aux autres pour chercher ce qui nous manque par rapport à eux.
Nous sommes perpétuellement à l’affût de notre propre gloire, inquiets de ne pas être dépassés par les autres. Nous sommes anxieux et durs.
Dans la 1ère partie de l’évangile, Jésus nous invite à laisser Dieu nous désigner notre juste place, sans vouloir nous l’attribuer nous-mêmes. L’humilité nous met à notre juste place par rapport à Dieu, mais aussi par rapport aux autres dans la société.
L’humilité nous préserve de l’erreur de jugement sur notre juste place.
Concrètement, cette attitude intérieure doit se traduire par le fait de demander souvent conseil à Dieu dans tous les choix, grands ou petits :
Seigneur, qu’en penses-tu ? Que veux-tu que je fasse ? Que ferais-tu à ma place ?
Si nous lui posons sérieusement la question, avec simplicité et en étant prêt d’avance à accepter la réponse, nous sommes sûrs qu’il nous répondra, que nous pourrons comprendre ses signes.
Car Dieu ne se moque jamais de ses enfants qui le prennent pour ce qu’Il est vraiment, un Père très bon.
L’Esprit-Saint n’est pas pour les chiens. Le Père et le Fils veulent nous partager leur Esprit commun.
Nous l’avons reçu au baptême, et de façon bien plus forte encore à la confirmation : il suffit maintenant de penser à l’invoquer en vérité pour qu’il vienne aussitôt faire grandir sa présence en nous.
Et l’Esprit Saint nous fera connaitre la pensée de Dieu, soit directement au fond de notre conscience en nous donnant la paix, soit à travers un intermédiaire humain de confiance.
Prions souvent l’Esprit Saint, et Dieu nous accordera certainement la lumière et la force pour remplir notre vocation, pour devenir pleinement ce qu’il nous appelle à devenir : des hommes et des saints !
Autre caractéristique de l’humble, c’est qu’il est sans cesse attentif à ce que Dieu veut lui dire.
Nous venons d’entendre dans le Livre de Ben Sira : L’idéal du sage, c’est une oreille qui écoute.
Remarquons que celui qui écoute, par excellence, c’est le Christ lui-même.
Il est la parole vivante, la traduction humaine du Père invisible. Et dans sa psychologie humaine soumise au temps, il ne cesse d’écouter son Père pour mettre en oeuvre sa volonté.
Être humble, c’est se passionner pour cette attitude intérieure de Jésus face à son Père.
Nous veillerons à bien nous mettre l’écoute de la Parole de Dieu au coeur de toutes nos activités.
Dans la 2ème partie de l’évangile,
Jésus va bien plus loin qu’un simple conseil moral pour éviter l’orgueil.
Après nous avoir montré la nécessité de laisser Dieu nous attribuer notre juste place,
il nous invite à aller beaucoup plus loin, en cherchant à ressembler à Dieu lui-même en le laissant vivre en nous : Au lieu de penser d’abord à nous et à notre grandeur, il nous demande de l’imiter
en donnant gratuitement notre coeur et notre vie, sans d’abord en attendre de retour.
Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour :
cela te sera rendu à la résurrection des justes.
La vraie grandeur, Jésus nous y invite tous.
Certes, elle est exigeante, mais elle seule procure le vrai bonheur.
L’auteur de la Lettre aux Hébreux nous décrit le paradis comme une ville où règne la paix et l’harmonie, car Dieu y remplit le coeur de chacun.
Dieu désire profondément que nous anticipions le ciel dans tous les domaines de notre vie.
Si nous le vivons, alors la paroisse sera un avant-goût du Ciel, et Jésus pourra se complaire à Ste Thérèse
Profitons de cette rentrée pour prendre Dieu au sérieux : il nous veut heureux,
il nous invite à la vraie grandeur par la gratuité, la générosité envers le prochain.
D’une façon ou d’une autre, notre vie personnelle, familiale et paroissiale cette année sera belle et grande,
parce qu’elle sera ce que Dieu à prévu pour nous dans sa bonté.
Et on pourra dire : Heureux comme Jésus vivant dans la paroisse Ste Thérèse !
Bonne rentrée, bonne année avec le Seigneur Jésus !