C’est le dimanche de la Parole de Dieu. Cette Parole est par définition divine, elle est d’une richesse infinie, elle touche tous les cœurs quel que soit le siècle où elle est proclamée, elle est toujours d’actualité pour chacun en particulier.

Je ne vais commenter ce dimanche que la première partie de cette évangile et son dernier paragraphe, n’ayant pas le temps de parler de l’appel décisif des 4 premiers apôtres.

Qu’est-ce que la Parole de Dieu nous dit aujourd’hui sur le Seigneur Jésus et sur nous-mêmes ?

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean-Baptiste, il se retira en Galilée.

Jésus respecte soigneusement le  temps voulu par son Père.  Jean-Baptiste était le Précurseur, le dernier et le plus grand des prophètes, appelé à préparer les cœurs à l’accueil du Christ. 

Jésus respecte le travail de ses collaborateurs, Jésus ne vient pas les éclipser.  

Dieu est infiniment respectueux de nos bonnes actions entreprises pour faire ce qui Lui plait.

Jésus a attendu la fin de la mission publique de Jean-Baptiste pour se lancer à fond dans son ministère public. Jusque là, Jésus a créé des liens d’amitié profonde avec ses disciples, et il a préparé tout spécialement ses futurs apôtres. Avec eux, il a secondé discrètement Jean-Baptiste en faisant lui aussi baptiser par leur intermédiaire.

Mais une fois Jean-Baptiste arrêté, Jésus démarre vraiment son ministère public d’évangélisation.

Pourquoi Jésus va-t-il en Galilée ? Pour 3 raisons : 

– parce qu’à partir de ce moment là, Jésus n’a plus de chez lui

il a quitté définitivement Nazareth,  le village de son enfance, pour se donner totalement à sa mission. 

On peut dire que, par ce départ de Nazareth et son installation dans la maison de Simon Pierre, Jésus vit comme un offertoire :  maintenant qu’il a commencé sa mission publique, il a déjà tout donné, il ne reviendra pas en arrière, il n’a pas gardé un chez lui pour ses vieux jours, il sait qu’il finira crucifié, dépouillé de tout

Jésus s’est définitivement dépouillé de tout bien propre, pour se donner entièrement lui-même. 

Sa vie ne lui appartient plus, elle est très concrètement donnée pour accomplir la volonté de son Père en se donnant aux hommes par l’annonce de l’évangile. 

Jésus a vécu très concrètement la pauvreté.  Plus tard, il dira à un homme qui veut le suivre : Les oiseaux du ciel ont des nids, les renards ont des terriers, mais le Fils de  l’homme n’a pas une pierre où reposer la tête.

Cette pauvreté est un atout pour Jésus : 

elle lui laisse la vraie liberté, la disponibilité totale pour aller à la rencontre des hommes. 

Jésus se laissera inviter à table par tous, les juifs observants comme les pécheurs publics. 

Et il se laissera héberger par ses amis intimes : Pierre à Capharnaüm, ou Marthe, Marie-Madeleine et Lazare à Béthanie, non loin de Jérusalem.

Nous aussi, dans la ligne du sacerdoce commun de tous les baptisés, nous sommes appelés à faire de toute notre vie un sacrifice spirituel agréable à Dieu

Tous nos choix concrets, toutes nos décisions doivent refléter notre détermination à laisser Jésus nous bousculer en nous envoyant en mission vers ceux qui sont loin de Dieu. 

Et nous aurons de quoi apporter concrètement à l’offertoire de la messe du dimanche.

– pour une raison pratique immédiate : afin de loger chez Simon Pierre, son ami, qui semble le seul a posséder une maison suffisamment grande capable d’héberger Jésus et ses 12 apôtres. 

La maison de Pierre à Capharnaüm devient pour trois ans une base de départ pour l’annonce de l’évangile par Jésus dans tout Israël, mais surtout, elle devient le Temple de Dieu.

La maison de Pierre annonce l’Eglise : aujourd’hui Jésus est présent encore dans la maison de Pierre, qui est passée à son lointain successeur le Pape Léon. 

Pour trouver où Jésus habite aujourd’hui, il faut se rendre dans la maison de Pierre, dans l’unique Eglise, celle qui repose sur le successeur de Pierre, celle qui est aujourd’hui en communion avec le pape Léon. On entend des médias critiquer les Papes, mais quand on gratte, il ne font que répéter des on-dit, des appréciations d’experts auto-proclamés, et surtout, ils n’ont jamais fait l’effort d’aller à la source , ou au moins de lire simplement ce que le pape a vraiment dit sur le sujet.

– pour une raison de stratégie d’évangélisation : 

Jésus ne reste pas en Judée qui est le fief du judaïsme, mais il s’installe en Galilée qui est une région beaucoup plus mélangée au point de vue religieux : La Galilée était déjà annoncée par le prophète Isaïe comme le carrefour des païens. Jésus pense déjà aux païens, Jésus a déjà en vue l’évangélisation des païens. 

Jésus voit déjà la portée universelle de sa mission de salut. Plus tard, avec ses apôtres,  il fera même une incursion plus au nord, au pays de Tyr et de Sidon, c’est-à-dire au Liban.

Jésus, dans son coeur, pense déjà aux hommes du monde entier et de tous les temps.

Jésus pense et aime chacun de nous ce soir (matin), et avec notre collaboration, il veut gagner l’amitié de tous ceux qui nous entourent.

Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

Remarquez bien la cohérence de l’annonce de l’évangile : ce ne sont pas seulement de belles paroles que Jésus prononce, mais il témoigne concrètement que le royaume de Dieu est bien là en guérissant les hommes.    

Et après, Jésus appelle personnellement ses 4 1ers apôtres ! t nous aussi ce matin !

Nous aussi, nous ne devons pas seulement témoigner de l’évangile en parole, mais nous devons aussi en témoigner par toute notre existence, par le bien réel que nous faisons à notre prochain. 

Notre cohérence entre nos paroles et nos actes est la condition du témoignage évangélisateur.

Le Seigneur Jésus est quelqu’un de très original : il a de l’audace et du courage, parce qu’il fait confiance aux paroissiens de Sainte Thérèse, et même à cette fripouille de Pierre-Alphonse.

Il nous fait confiance : il ne s’agit pas de faire passer nos idées personnelles pour sa volonté, mais il est tout prêt à éclairer notre intelligence et notre cœur – si nous le lui demandons dans la prière – pour que nous collaborions à son projet toujours très beau.  Amen !