Nuit de Noël 2025
Chers frères et soeurs envoyés par Dieu cette nuit :
Laissons le Seigneur Jésus faire irruption dans notre vie,
comme il l’a fait pour Marie et Joseph, ainsi que pour les bergers.
La nuit de Noël, c’est aux bergers que l’annonce a été faite,
à des Juifs auxquels leur métier laissait peu d’occasion d’aller prier à la synagogue.
Cette nuit encore,
l’annonce de la naissance du Seigneur Jésus dans chacune de nos âmes est destinée à tous sans exception, même à ceux qui pourraient s’en croire le moins digne.
Quelque soit notre degré de foi ou de pratique religieuse, saisissons la grâce que Dieu nous offre en cette sainte nuit.
Dieu a pris la peine de se faire un tout petit nouveau-né, afin que personne ne s’effraie de le rencontrer en personne.
Quel mystère vertigineux !
Le Dieu unique, infini et tout-puissant, s’est fait volontairement faiblesse extrême pour venir nous chercher et nous ramener à Lui.
Acceptons simplement cette initiative de Dieu qui dépasse notre raison.
Laissons à Dieu le droit d’être Dieu !
Rentrons de bon cœur dans la relation d’amitié qu’il offre à tout homme sans exception, sans mérite préalable de notre part.
Prenons le temps de reconnaitre qui est celui que nous accueillons dans la foi :
Il est le Prince de la Paix ! Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné !
Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé :
« Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »
Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours.
Il est venu établir le Royaume de Dieu sur la terre.
Il ne tient qu’à nous de rentrer dans ce Royaume.
Le Royaume de Dieu n’est pas un Royaume à la manière humaine.
Il est d’abord intérieur, avant de se manifester dans la vie de la société et du monde.
Si nous voulons vraiment la paix la paix dans le monde,
il nous faut d’abord chercher à l’intérieur de nous-même la présence de ce Conseiller merveilleux qui nous guide vers la vérité tout entière.
La condition préalable pour accueillir le Christ, c’est l’amour de la vérité !
Et ensuite, comme le dit notre bon pape Léon dans sa lettre pour la journée mondiale pour la paix le 1er Janvier : Allons vers une paix désarmée et désarmante !
La perspective d’un désarmement intégral ne peut s’affirmer que par le renouveau du cœur et de l’intelligence. Il cite le pape Jean 23 qui écrivait déjà en 1963: « Que tous en soient bien convaincus : l’arrêt de l’accroissement du potentiel militaire, la diminution effective des armements et – à plus forte raison – leur suppression, sont choses irréalisables ou presque sans un désarmement intégral qui atteigne aussi les âmes : il faut s’employer unanimement et sincèrement à y faire disparaître la peur et la psychose de guerre. Cela suppose qu’à l’axiome qui veut que la paix résulte de l’équilibre des armements, on substitue le principe que la vraie paix ne peut s’édifier que dans la confiance mutuelle. Nous estimons que c’est là un but qui peut être atteint, car il est à la fois réclamé par la raison, souverainement désirable, et de la plus grande utilité ».
Je vous invite à aller lire intégralement ce message pour la paix.
Cette nuit, nous aussi, nous voulons prendre au sérieux l’annonce de l’ange :
“ Voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Aujourd’hui encore, dans sa ville sainte qui est l’Eglise,
nous avons accès au même Jésus notre Sauveur, nous rencontrons l’humanité si fragile du Seigneur Jésus au cours de cette messe.
Par ses messagers, sa Parole nous est annoncée, et la célébration du sacrifice eucharistique nous donne accès réellement à l’humanité du Christ.
Bethleem signifie “La maison du pain”. Jésus est couché dans la mangeoire, en annonce symbolique du don qu’il nous fait de lui-même dans l’Eucharistie.
L’accueil du Christ à Noël se poursuit durant l’année par la participation régulière à la messe.
Accueillons Jésus en personne, vivant dans l’hostie.
Dieu vient nous sauver et nous combler de sa paix !.