4 points dans ce que le Seigneur tient à nous dire ce dimanche :

1) Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché
qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce
que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.
C’est une nécessité vitale de témoigner de la foi. La réception du témoignage de foi qui
nous touche est personnelle, mais elle est faite pour être témoignée et diffusée devant
beaucoup d’hommes et de femmes. Le bien est diffusif de soi.
Une objection courante qui paralyse certains , c’est le reproche du prosélytisme : c’est
du prosélytisme, vous voulez imposer votre foi aux autres, vous ne respectez pas la
liberté des gens.
Bien au contraire ! Et ceux qui font ce genre de reproche sont les premiers à se
soumettre à, ou même à imposer la publicité, la propagande politique et le
médiatiquement correct.
Nous voulons rendre témoignage à Jésus parce que nous avons expérimenté son
amour pour nous et que nous partageons son désir de se faire connaitre à tous les
hommes.
Un amoureux qui vante sa bien-aimée peut être éventuellement maladroit ou
encombrant,
mais il n’est jamais dangereux ni manipulateur.
Qu’on nous laisse le droit d’être amoureux du Christ !

2) Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ;
craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps.
2 crainntes bien différentes :
● la crainte-terreur de nos ennemis qui peuvent nous faire du mal
● la crainte filiale qui nous fait demander avec confiance à Celui qui nous aime plus
qu’un père de ne pas nous laisser nous séparer de Lui.
Ne craignez pas ! revient sans cesse dans la bouche de Jésus.
Nous sommes dans la main du Père, et rien ne peut nous en arracher.
J’ai peur que cette crainte filiale ait disparue dans le peuple chrétien : face aux canicules plus intenses et plus rapprochées, pourquoi les chrétiens du 21 ème siècle ont perdu l’habitude de demander à Dieu de nous en préserver ?
Personne ne m’a encore demandé la célébration d’une messe pour la fin de la canicule.
Il y a dans le Missel des messes votives, en particulier, la messe pour demander la pluie
et la messe pour toute détresse.
Lorsque j’étais curé en Bretagne dans les Montagnes Noires, nous avons connu un été
de sécheresse. Lors d’un pardon dans une Chapelle, nous avons demandé la pluie, et le
lendemain, elle est tombée, uniquement sur notre canton.
Le maire m’a dit quelques jours plus tard que j’étais un sorcier.
Ce n’était pas de la sorcellerie, mais le fruit d’une prière faite avec foi.
ça marche lorsque tout un peuple chrétien le demande et vit une conversion cohérente
de sa vie.
Je constate aussi que la canicule violente qui nous attend cette semaine coïncide avec
le débat qui s’ouvre à l’Assemblée pour légaliser l’euthanasie.
Offrons nos difficultés dûes à la chaleur pour que Dieu manifeste sa gloire dans cette
affaire.

3) Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à
terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont
tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de
moineaux.
Jésus nous redit cette déclaration d’amour inouïe de la part de son Père : nous avons
une valeur infinie aux yeux du Père.
Pas un seul moineau ne tombe à terre sans que votre Père le veuille :
Dieu est innocent de tout mal,
mais dans sa sagesse infinie, s’il tolère pour un temps notre épreuve,
c’est qu’il veut en tirer un bien beaucoup plus grand pour la croissance de notre âme.

4) Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,
moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux.
Mais celui qui me reniera devant les hommes,
moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux.

Ces dernières paroles – qui peuvent nous apparaitre dures et exigeantes –
découlent logiquement de l’amour et de la communion.
Si nous nous unissons volontairement au Christ par la foi, nous sommes déjà entrés
dans le Royaume des cieux.
Si nous renions Jésus, c’est nous-mêmes qui nous excluons de son Royaume..