Dans le contexte apocalyptique où nous sommes,
l’Assomption de la Vierge Marie arrive à point nommé pour nous redonner l’Espérance
en replaçant toutes choses à la lumière de la victoire finale du Christ.
Avec marie, le Seigneur Jésus vient renouveler toutes choses.
J’entends beaucoup de gens se lamenter, à raison,
de la dégradation de la société française comme de la montée internationale vers la guerre.
Mais le récit de l’Apocalypse nous donne une leçon valable pour toutes les époques.
Oui, l’Histoire du monde n’est jamais un long fleuve tranquille, mais restera bien jusqu’à la fin du monde un combat acharné entre le Fils de la femme, Jésus notre Sauveur, et le dragon des origines, Satan, qui cherche tant qu’il le peut encore, à détruire le Fils le Dieu.
Il faut nous rappeler que nous sommes tous ce Fils de Dieu : Jésus est la tête,
et nous sommes tous les membres de ce Corps, animés par le même Esprit Saint.
Le combat apocalyptique de Jésus est notre combat !
Ce combat à mort, nous en connaissons déjà l’issue : c’est la victoire de Dieu dans son Eglise, et le rejet définitif en enfer de Satan et de ses anges déchus.
Jésus est l’enfant de l’Apocalypse.
En attendant la victoire finale, après avoir accompli sa mission de salut sur la terre,
il a été enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son trône,
où il est le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer.
Il est le berger, car il prend soin de tous les peuples et de chaque personne en particulier, sans en oublier aucune.
Il tient un sceptre de fer : il a tout pouvoir, et il peut anéantir les faiseurs de mal.
Dans sa miséricorde, il sait mettre un terme définitif à chaque génération à ceux qui font le mal sous l’impulsion des démons.
Ces démons, c’est le fameux tiers des étoiles du ciel balayées par la queue du dragon et jetées pour un temps sur la terre.
Et Marie, dans tout cela ?
La Femme s’enfuit au désert où Dieu lui a préparé une place.
Alors j’entendis dans le ciel une voix forte, qui proclamait : « Maintenant voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu, voici le pouvoir de son Christ ! »
Marie est celle qui collabore étroitement dans la discrétion à la victoire du salut de son Fils.
Marie a saisi que sa cousine Elizabeth, sous l’inspiration de l’Esprit Saint, avait tout compris de ce qui se passait en elle :
Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon sauveur vienne jusqu’à moi ?
Et ce qu’elle exprime alors dans le Magnificat,
c’est cette vision de l’histoire du monde pleine de l’Espérance chrétienne :
La miséricorde de Dieu s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais.
Par la foi en Jésus, le Messie de Dieu, nous sommes la descendance spirituelle d’Abraham.
Ce que Marie contemple, c’est pour nous maintenant que cela se réalise encore.
Pour nous, les vieux chrétiens fatigués d’Europe,
il est urgent de redécouvrir et de nous émerveiller comme Marie
sur le surprenant pouvoir de renouvellement du plan de Dieu.
Pour cela, il nous faut demander humblement à Marie le don de la foi : Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur !
En ce 15 Aout, comme dit le psaume, nous quêtons le sourire de Marie :
Marie, montre-nous encore la vie et la croissance du Royaume de Dieu en ces temps tourmentés.
Libère nous de la sinistrose véhiculée par les médias, et donne-nous de voir et de collaborer intelligemment et généreusement au projet de salut de Dieu.
S’il s’agit d’abord d’un cadeau grâcieux accordé par Dieu à l’intercession de Marie,
il nous reste à nous disposer à l’accueillir.
Pour cela, Marie est encore notre modèle et notre enseignante.
A l’Annonciation, quand elle a compris et acquiescé au projet de Dieu sur elle,
elle a reçu l’indication de la conception de Jean-Baptiste dans le sein de sa cousine Elizabeth.
Et sans avoir besoin d’aucun autre message,
elle a pris immédiatement l’initiative inspirée d’aller visiter sa cousine enceinte,
en lui portant la présence de Jésus qui venait d’être conçu en elle.
Nous aussi, croyons qu’aucune de nos rencontres n’est dûe au hasard,
laissons jaillir la générosité de nos coeurs remplis du Saint Esprit,
vivons dans l’enthouisasme chrétien,
qui, comme Marie, nous porte avec empressement à la rencontre de nos frères.
La victoire de la résurrection se traduit dans une foule d’événements apparemment banals et de rencontres suscitées par Dieu. Dans nos vies, rien n’est petit ni mesquin.
Nous croyons à la fécondité réelle de ce que Dieu attends de nous ici et maintenant.
Nous faisons humblement notre part, et Dieu fera la sienne, balayant toutes les puissances du mal.
Avec Marie, en ce Jubilé de l’Espérance, prenons notre part du combat et de la victoire du Christ !